Les portes-bébés d’inspiration asiatique

Il existe de nombreux portes-bébés d’inspiration asiatique : Meh Dai, Podeagi, Onbuhimo (appelé Onbu), Laotien…

Ceux que nous voyons en atelier sont inspirés de ces portes-bébés. On pourrait d’ailleurs parler d’appropriation culturelle : les occidentaux ont récupéré un savoir asiatique ancestral et l’ont adapté à leurs besoins. Il me semble donc important que vous connaissiez l’histoire des portes-bébés que vous utilisez, par respect pour la civilisation à leur origine.

Les Meh Dai sont des moyens de portage (parfois préformés, je vous invite à consulter l’album « Préformé » pour plus d’informations) composés d’une ceinture (à nouer ou à clip), d’un tablier et de deux pans à nouer comme une écharpe.

Il existe de multiples options : pans déployés ou non, dès le départ ou seulement après les bretelles, avec des bretelles rembourées ou non… Différentes tailles selon l’âge et l’évolution de l’enfant…

De manière générale, l’idéal est de tester avec achat, déjà lors d’un atelier et si vous hésitez, avec une location par la suite. Chez Sans les mains, vous pouvez tester des Meh Dai : Ling Ling d’Amour, TCM, Didymos, Girasol, Fidella…

Les Podeagi sont des moyens de portage composés d’un tablier et de 2 larges pans, qui partent à l’horizontale, vers les aisselles du porteur. Il n’y a pas de ceinture ventrale. 

L’installation en Podeagi est très semblable à l’installation en écharpe, simplement l’enfant, au lieu d’être dans une poche de l’écharpe, est au niveau du tablier. Le Podeagi se noue autour de l’enfant.

La plupart des Podeagi que vous trouverez, en France, auront une ceinture amovible, ce qui permet de passer du Podeagi au Mei Tai. Il n’est pas forcément simple de trouver des Podeagi chez les grands fabricants de portes-bébés, aussi vaut-il souvent mieux se tourner vers des couturières spécialisées dans les moyens de portage. Il est d’ailleurs possible d’utiliser un Mei tai à la manière d’un Podeagi. Ce n’est pas l’installation la plus intuitive, mais c’est possible.

A l’heure actuelle, le seule Podeagi que je possède est un Girasol (qui est aussi un Mei tai, sa configuration ne respecte donc pas la règle des bretelles à l’horizontal), si vous souhaitez tester et travailler plus en détail ce moyen de portage, faites m’en part et je chercherai à m’en procurer d’autres. 

Il existe plusieurs sortes de Onbuhimo : les Onbu SAD (Sac-à-dos), les Onbu reverse et les Onbu à anneaux. Globalement, le principe est toujours le même : un tablier auquel des bretelles vont venir se fixer. C’est un portage haut, où les enfants voient par dessus l’épaule du porteur et ont souvent les bras sortis.

Cependant, ce type de moyen de portage n’est pas adapté avec un enfant qui marche (ou au moins se mette debout). Aussi le poids de l’enfant était exclusivement concentré sur les épaules du porteur, ce n’est pas un portage qui convient à tous.tes.

Les Onbu SAD sont les plus connus et utilisés en France. Ces Onbu ont longtemps été confectionnés exclusivement par des couturières spécialisées : en effet, la longueur des bretelles dépend de la morphologie du porteur (une personne portant du M, en haut, aura besoin de bretelles courtes, contrairement à un personne mettant du XL, qui aura besoin de bretelles plus longues). Sans parler du fait que la largeur et la hauteur du tablier dépendent de la taille de l’enfant… 

A l’heure actuelle, de plus en plus de grands fabricants en commercialisent (Fidella, Kokadi, Lennylamb…), mais ce sont des tailles standards correspondant à certaines morphologies et pas à d’autres.

En atelier, vous pouvez tester différents Onbu de couturières spécialisées: Oustiti Et Tralala, Bell’harmony BHP, Emporte moi. Bientôt, viendront d’autres Onbu du commerce pour étoffer cette collection.